La demande de formation est un gage de maturité du marché
« En moins de 10 ans, le diagnostiqueur immobilier est devenu un intervenant incontournable sur le marché de l’immobilier. Pourtant la réputation de ces professionnels reste aujourd’hui encore très fragile. Cela s’explique notamment par un déficit de communication sur le rôle du diagnostiqueur, qui est d’alerter et non pas d’intervenir. Un déficit qu’il leur faut combler pour renforcer leur légitimité.
Trop souvent assimilé à un échelon règlementaire, ils doivent voir leur rôle évoluer dans le processus de la transaction immobilière. Plusieurs actions pourraient être envisagée pour affirmer la position de cette profession :
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La mise en place d’un carnet de santé global de l’immeuble
Cela permettrait de mieux valoriser l’information fournie par le diagnostiqueur, notamment vis-à-vis des consommateurs. |
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La mise en place d’un système de formation continue
Il garantirait une meilleure adéquation aux attentes du public, dans un contexte règlementaire qui continue à s’étoffer. |
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Un système de représentation plus clair et moins atomisé
La profession pourrait peut-être ainsi peser davantage sur le processus législatif. |
L’image du secteur souffre également de la tendance à la hausse en matière de litiges. Mais si les mises en cause sont de plus en plus nombreuses, le nombre de condamnations reste limité. En effet, la jurisprudence s’est structurée. Par ailleurs, la gestion amiable des sinistres s’est développée.
Pour autant, la prise de conscience du risque est réelle chez les diagnostiqueurs. La profession montre une réelle capacité d’adaptation aux difficultés du métier. Les diagnostiqueurs sont donc demandeurs de modules de prévention spécifiques qui leur permettent d’adapter leurs pratiques face aux risques inhérents à leur activité. C’est notamment aux assureurs de répondre à ce besoin à travers un accompagnement dans la durée. »
Maître Damien Jost, Avocat au Barreau de Paris